dimanche 6 août 2017

j'ai (enfin) lu Paranoïa de Melissa Bellevigne !!

hey !!

Comme tu as pu lire dans le titre, j'ai enfin lu Paranoïa de Melissa Bellevigne (alias GoldenWendy) publié aux éditions Hachette BlackMoon.
Ce roman, je t'avoue, j'ai envie de le lire depuis des lustres. Evidemment, tu te demandes pourquoi je ne l'ai pas acheté avant ? comme je t'expliquais dans mon précédent article sur mes coups de cœur du moment, j'ai eu un sérieux passage à vide. Mais, depuis, je me suis vraiment bien rattrapée :)

Et donc, j'ai fini par craquer, acheter encore 4 livres dont Paranoïa et, je n'ai pas pu m'empêcher de le commencer. Bien sûr, je vais te donner mon avis, mais je te laisse, si tu n'as pas encore eu l'occasion de le lire, le résumé pour que tu situes l'histoire.

Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours.

Mon avis :

Honnêtement, l'histoire m'a totalement surprise. Je m'attendais à livre très accès sur la psychologie, voir un peu effrayant,-depuis que j'ai lu le Horla de Maupassant, j'ai du mal à me tourner vers des livres qui parlent d'hallucinations. Et finalement, le roman de Melissa n'est pas du tout ce que je pensais. Il se rattache totalement au style de lecture que j'aime, c'est de la littérature youngadult, agrémentée de fantastique et d'une intrigue type enquête familiale qui nous empêche de refermer le livre avant la dernière page.

Melissa nous fait découvrir ses personnages petit à petit. J'ai aimé le fait que l'on puisse découvrir Lisa et Judith séparément, que l'on puisse entrevoir aussi des pans de leur vie qui les ont amenée à être ce qu'elles sont aujourd'hui...Les descriptions physiques ne sont pas faites dès les premières pages mais au fil de l'histoire, c'est un petit point négatif parce qu'on peine à les imaginer, j'avoue avoir fait un petit retour en arrière pour réussir à bien comprendre comme ces femmes sont représentées. Mais, une chose est sûre la plume de l'auteure nous permet de vivre l'histoire en même temps que les protagonistes, c'est un très bon "pageturner", et là aussi, je dois me rendre à l'évidence, j'ai été totalement incapable de dormir avant d'avoir fini. 

J'ai trouvé également qu'aucune des 3 personnalités que l'on suit ne prend le dessus sur l'autre. En fait, ils sont tous complémentaires. Effectivement, on suit plus Judy tout au long du livre, mais elle n'est jamais vraiment seule... Et Lisa a aussi ses problèmes, son vécu. Chaque protagonistes est liés à un autre et j'aime ce genre de lecture, personnellement...

Judy est un personnage en 2 temps, il y a celle du début du livre, impassible, très étrange, que l'on trouve totalement perturbée dans un hôpital psychiatrique et celle de la fin, plus courageuse, motivée par une envie de découvrir qui elle est. Bizarrement par contre, ce n'est pas à elle que je me suis le plus attachée. Par contre, elle est déroutante, et je pense que c'était aussi le but de l'histoire, en refermant le livre, on a cette sensation de ne jamais l'avoir cernée complètement. C'est quelque chose de perturbant, réellement... 

Lisa est, elle, le personnage qui devrait être la plus "équilibré" et qui pourtant au fil des pages nous apparaît presque comme celle qui a le plus de démon à combattre. J'ai été très impressionnée de la manière dont Melissa nous parle de ses sentiments, son vécu. En effet, Lisa ne peut pas avoir d'enfants, le fait d'être dans ce cas là, me permet de comprendre l'état d'esprit dans lequel elle se trouve et j'avoue avoir versé quelques larmes tellement les mots choisis sont justes lorsque l'on évoque son mal-être. On se rend compte que malgré sa carrière réussie, Lisa est tourmentée et doit aussi faire face à de nombreux problèmes. Pour autant, aider et comprendre Judy est son leitmotiv, mais à quel prix... 
Paul, son mari quant à lui, personnage secondaire tient parfaitement son rôle et là aussi, je tiens vraiment à pointer le fait que ses sentiments, son désarroi sont décrits avec les mots les plus justes possibles. 

Et enfin, il y a Alwyn, l'ami imaginaire, l'hallucination probable de Judy. Cet homme étrange, qui peut parfois être si triste et si courageux quant il s'agit d'aider la personne à qui il tient le plus. 
Je pensais sincérement que ce personnage allait me faire peur, et finalement c'est celui que je préfére. j'aime le fait qu'on ne sache à aucun moment s'il est réel ou pas, s'il sort tout droit de l'imagination de Judy ou s'il est un "gardien de promesse" comme il se nomme... 
J'ai cru comprendre que le prochain livre de GoldenWendy Alias Melissa Bellevigne allait nous donner plus de détails à son sujet
.

En fait, ce livre est déroutant, passionnant et frustrant. Je le lis maintenant et je sais qu'il y a une suite à l'histoire mais je peux concevoir l'incompréhension de la fin que certains ont pu ressentir. Lorsqu'on tourne la dernière page, on se demande si on a bien tout compris, si l'histoire était bien réelle, on ne sait pas ce qu'on doit croire ou non, ni qui croire au final. Et pour moi c'est une véritable réussite... 

Je viens de pré-commander "Miroir" et j'ai juste hâte de pouvoir le lire, avec une tasse de thé et une couverture par un week-end d'Automne :) 

Citations :

"Je me suis rendu compte que la vie est un paradoxe. Que les gens passent sans se préoccuper vraiment des autres, sans savoir ce qui se trame derrière certaines portes. Que le temps passe vite, trop vite, qu'on a le choix une seconde, et que, la suivante, tout nous tombe dessus, qu'on ne contrôle plus rien."

"Mon désir de devenir mère était si ardent qu'il virait presque à l'obsession. Loin de me faire à l'idée que je ne pourrais jamais jouir des bonheurs d'une future maman, je continuais à envier ces femmes autour de moi qui donnaient la vie : certaines l'ayant délibérément choisi, d'autres non, comme c'était le cas de Judy"